Feeling free

Feeling free
Je n'en démordrai pas: le 17 Juin est une date spéciale. ( oui bon, parfois à quelques heures près parce que oui, a 1h du matin on est sensé être le 18, mais sinon ça perd de son charme).

En tous cas ma vie va toujours en s'améliorant c'est une bonne chose :D

( et hm, sur cette photo on dirait que j'ai un gros dos, enfin qu'il est large u_u - jdis pas que jsuis grosse attention- enfin faut que j'arrête de prendre des photos de mon dos x) )

# Posté le vendredi 19 juin 2009 19:30

Semaine de chance

Semaine de chance
-Permis
- Reçue à Estienne en BTS communication visuelle option graphisme pub edition ( je sais je GERE !! )


Bon et sinon le reste va pas trop mal :
- un gentil amoureux
- une gentille femme
- une meilleure amie trop bien
- des amis trop chouette
-un boulot pour cet été
- des vacances qui s'annoncent trop bien ( Scotland I'm back ! )

# Posté le mardi 09 juin 2009 15:24

Les réveils

Les réveils

1. Je suis éveillée depuis longtemps, parce que j'ai froid. J'ai encore les cheveux mouillés de notre douche, je n'ai pas eu l'occasion de les sécher. Je me retourne vers son dos, mais ne me colle pas contre lui. Je reste à une vingtaine de centimètres de sa peau et pourtant je sens tout de même la chaleur qui émane de son corps. J'en profite, car je sais qu'il se lèvera bientôt, travail oblige. En effet quelques minutes plus tard, il m'enjambe et saute hors du lit, tire les rideaux pour que je ne sois pas gênée par la lumière du soleil. Je sais que mes cheveux sont en bataille et que l'eau a fait couler mon maquillage : j'ose à peine imaginer quel visage je lui présente, même s'il prétend que je suis un très mignon petit panda. Il m'embrasse sur le front, je ne l'accompagne pas sur le pas de la porte, j'ai bien trop froid.

2. Il se met debout bien avant moi, ce qui me laisse plus de place pour m'étaler dans le lit étroit dans lequel nous avons dormi. Il ne me regarde pas, je fais semblant d'être assoupie. Je n'ai pas envie que cette nouvelle journée débute, je ne sais pas quoi lui dire, ni comment il réagira. Il faut bien sortir de sous la couette pourtant. Je refuse de manger alors que j'ai faim et que le trajet pour rentrer chez moi est assez long pour me faire regretter cette décision. On quitte le petit appartement, il marche un peu devant moi. J'ai la tête baissée et regarde le sol. Nous nous quittons sur quelques mots maladroits, embarrassés de nous être laissés aller. J'espère faiblement, très faiblement qu'il fera un geste, me dira quelque chose de rassurant, mais il me tourne le dos et court pour ne pas rater le métro.

3. Nous n'avons pas dormi dans la même chambre, j'ai été reléguée avec sa s½ur parce que c'est plus convenable. Le matin venu, myope et sans lunettes je n'ai aucun moyen de savoir l'heure qu'il est. Je fixe la lucarne et le ciel bleu – comme ses yeux. J'attends, le temps semble s'être ralenti, si bien que je quitte la chambre sur la pointe des pieds pour aller l'embrasser. Je l'éveille, et il se moque de moi : la marmotte que je suis habituellement est sortie du lit à 8h30. Bienheureuse myopie ; si j'avais su l'heure, je n'aurais sûrement pas osé venir le voir.

4. J'ouvre les yeux à une heure tout à fait déraisonnable pour un dimanche matin. J'en profite pour le regarder, je l'inspecte avec minutie, j'essaie de retenir la place d'un grain de beauté, la forme de ses oreilles, la courbure de son épaule. Lorsque j'ai terminé, il dort toujours profondément. Je m'éloigne le plus possible, je me colle contre le mur comme si ma vie en dépendait. Lorsqu'il émerge enfin du pays des songes il ne prononce pas une parole, il se contente de venir contre moi, qui suis déjà contre le mur et n'ai plus vraiment le choix. Il blottit sa tête dans mon cou, et soudainement l'écart qui existait entre nous disparaît. Il n'est plus qu'un garçon.

5. J'ai passé une nuit horrible. Mon cou me fait atrocement souffrir, je sais que c'est parce que je suis contrariée. Plusieurs fois je me lève et vais m'enfermer dans les toilettes. Je pleure, j'ai du mal à respirer, j'hésite à partir comme ça, à prendre mon sac et à l'abandonner en pleine nuit sans un mot d'explication. Malheureusement, ou heureusement, je manque de courage ou d'énergie et je retourne me glisser entre les draps. Je prie silencieusement pour qu'il s'éveille et voit que je pleure. C'est fini, tout est devenu malsain. Le matin venu je feins le sommeil, je lui tourne le dos. J'ai beau savoir que c'est ma dernière chance de lui parler, je la gâche lamentablement, par peur, par colère. Le moindre de ses gestes m'est insupportable et tous les sons semblent raisonner plus que d'ordinaire. Il finit par partir, claque la porte. L'appartement est vide, il ne reste plus que moi. Je reste plus longtemps qu'il ne faudrait, j'engloutis chaque détail de ce lieu que je ne reverrai pas, mais je ne sais pas pourquoi, je n'emporte pas le mot qu'il m'a laissé.

6. En plein rêve, mon portable se met à sonner : il faut se dépêcher la chambre d'hôtel doit être vide à midi. Je ne suis pas du tout reposée, je ne retrouve plus mon haut de pyjama. J'ai le vague sentiment que la situation est un peu bizarre et je me demande ce qui a bien pu me traverser la tête. Tout me revient en bloc : la rupture, l'infidélité, l'énorme vide qui s'est creusé dans ma vie. Un poids me retombe sur l'estomac, je souffre d'autant plus de la solitude que je ne suis pas seule. Je m'enferme dans la minuscule salle de bain de l'hôtel le plus glauque dans lequel je sois allée. Une douche me remettra un peu les idées en place. Assise dans la baignoire, je laisse l'eau chaude couler dans mon dos. J'ai peur que quelqu'un découvre ce que je viens de faire, même si d'un côté ça m'amuse. Chacun combat la tristesse comme il peut. Je m'habille rapidement, il faut que je sorte de la chambre la première parce que je suis mineure et qu'il ne veut pas qu'on nous voit ensemble : cela me confirme qu'en effet la plupart des hommes sont lâches, ceci dit je commence à avoir l'habitude.

7. Il doit être midi ou 13h, si je pouvais je laisserais les aiguilles faire le tour du cadran sans m'en préoccuper. Je suis toujours la première à me réveiller, je ne sais pas pourquoi. J'écoute sa respiration, je me dis que c'est étrange, car quand je respire je ne fais pas de bruit. Je me rapproche doucement, je pose ma tête sur un coin de son oreiller. La peur m'envahit : et si c'était la dernière fois ? Le sang circule plus vite dans mon corps, mon c½ur bat plus fort. Si je laisse autant de lumière rentrer dans ma chambre, c'est aussi pour pouvoir bien regarder quand je me réveille, bien le regarder lui et ne pas regretter d'avoir perdu ces moments là. Je préfère qu'il ne dorme pas trop longtemps pour m'empêcher de penser à ce genre de choses.

# Posté le samedi 06 juin 2009 16:36

Hmm

Hmm
Je ne dirais pas que j'écris comme je respire, mais il fut un temps où les mots glissaient de mes doigts sans effort. Mes phrases étaient peut être bancales et infirmes, mais enfin, les mots étaient là et c'était une libération que de pouvoir les exposer aux yeux du monde plutôt que des les garder enfouis au fond de ma poitrine. J'ai tellement écrit, et tellement pleuré à la fois que j'ai dû sans le vouloir associer mes mots à ces larmes et il vient un jour où tout être humain lassé de souffrir se lève et agit. Je ne pouvais pas passer ma vie à ne pas vivre et à écrire, un jour j'ai découvert qu'il y avait autre chose à faire et je n'ai plus eu le temps. Puis je n'ai plus eu l'envie. Doucement, comme la poussière s'accumule dans les coins, tout s'est amoncelé et soudain il n'y avait plus moyen de balayer. On dit que les planètes se forment de poussières qui trainent dans l'espace, c'est ainsi que les petites choses finissent par former un conglomérat infranchissable. A quoi bon écrire...
J'ai souvent écrit pour des gens, ceux qui m'ont blessée, ceux qui m'ont délaissée, mais parfois aussi pour ceux qui m'ont aidée. Ecrire pour ceux qui m'aiment a toujours été plus dur. L'amour est un peu comme le bonheur, si tu peux le pointer du doigt alors c'est que tu n'es plus au bon endroit et j'ai cette certitude que parler de ceux qu'on aime, c'est un peu comme révéler le v½ux qu'on a fait après avoir soufflé les bougies d'un gâteau d'anniversaire : c'est dire au revoir à son rêve.
L'amour en plus, qu'est ce que j'y connais au fond ? J'ai cru être amoureuse parfois, mais je confondais des sentiments avec l'envie de combler un manque. Une fois c'est arrivé, cette impression de passer sa main sur un carrelage parfait et d'en rencontrer un fissuré sur lequel les doigts s'arrêtent, un visage qui se démarque de la foule, comme si enfin je rencontrais un homme fait de chair et de sang parmi de pâles et plates illustrations immobiles. Un nom qui sonne différemment et qu'on garde précieusement au creux de l'oreille. Peu importe le temps qui passe, les gens qu'on rencontre, cette personne reste spéciale. On n'arrête pas d'aimer, c'est impossible, on oublie tout simplement. Il suffit de mettre cette personne dans un coin de tête et de c½ur. Parce que je suis convaincue que c'est ainsi que cela fonctionne, je n'ai pas beaucoup aimé, le c½ur a beau être grand il a tout de même ses limites. La plupart des gens restent ensemble par habitude. Ce n'est pas une critique, je l'ai fait aussi, et on croit que les habitudes sont de l'amour, mais pour m'être habituée à des personnes tout sauf aimantes je sais bien à quel point l'inconnu et le vide peuvent être effrayants. Voilà tout ce que je sais de l'amour, c'est cette irrégularité d'une surface lisse qui ne disparaît pas avec le temps. L'amour est la pire et la meilleure des choses qui me soit jamais arrivée ; et malgré le fait que cette phrase sonne un peu trop dramatiquement, et malgré le fait qu'on pense que les peines d'adolescents n'ont pas grande importance , je ne connais que trop bien son côté négatif.
J'ai des cicatrices que j'aurais pu effacer, je ne les garde pas pour me faire plaindre, je les garde à la manière des personnes âgées qui assument les rides dont la vie a marqué leur visage. Certaines choses ne peuvent être totalement oubliées, à moins de prétendre être une autre personne ; ce qui serait mentir. J'ai voulu écrire sans cesse sur ces choses qui m'ont blessée, pas pour me faire plaindre mais pour me souvenir et parce que je ne supporte pas l'idée que les gens se méprennent sur moi : un peu comme si l'on croyait que ces personnes âgées ont toujours eu leurs rides sur le visage. Cependant écrire sur soi c'est plus dur qu'on ne pense. Balancer la vérité crue demande une bonne dose de courage et lorsqu'on veut se montrer tel que l'on est il faut choisir ses mots avec soin. Je dois avouer que je n'ai pas toujours été animée des meilleures volontés. Remuer le couteau dans la plaie de ceux qui se sentent coupables, me venger inconsciemment en expliquant aux autres que les apparences sont parfois trompeuses, montrer à ceux qui m'ont laissé que je me passe bien d'eux...
Alors au lieu de parler du présent, j'essaie d'évacuer le passé, la colère et la frustration, contre les autres mais aussi contre moi-même, pour mes faiblesses et mes mauvais choix qui me restent accrochés dans le dos comme des casseroles après une voiture. Pardonnez les erreurs de syntaxe, d'orthographe et de grammaire, seulement si je me relis je risque fort de tout effacer.

# Posté le vendredi 05 juin 2009 17:58

Modifié le vendredi 05 juin 2009 19:11