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Les gens heureux n'ont rien à écrire. On m'a demandé il y a peu de temps si je pensais qu'il faille être triste pour pouvoir écrire, et j'ai répondu qu'évidemment c'était absurde, seulement je n'en suis pas si sûre que ça.
Les gens heureux n'ont rien à écrire, car écrire est une perte de temps quand le bonheur attend qu'on profite de lui. Les gens heureux peuvent raconter des histoires, mais ils ne parlent pas d'eux-mêmes et laissent cette tâche à ceux qui n'ont que ça. Aussi parce que je n'ai pas assez de talent pour conter des histoires qui ne m'appartiennent pas, et parce qu'aucune douleur ne demande à être couchée sur papier, je n'ai pas d'autres choix que de me taire ou ressasser d'anciennes peines ce qui, entre nous, n'est pas très bon pour la santé.
Peut-être que je me trompe, mais il faut dire que depuis quelques temps je n'ai vraiment plus d'inspiration.

# Posté le lundi 25 mai 2009 16:45

AAAh Togepi :D

AAAh Togepi :D
Que c'est bon de ne rien faire ( ou presque x) )

# Posté le lundi 18 mai 2009 07:39

Mirror

Mirror

# Posté le samedi 02 mai 2009 18:25

Help me I'm alive

Help me I'm alive
L'une comme l'autre, nous n'étions pas très douées pour exprimer nos sentiments ou notre compassion, mais lorsqu'on est hypersensible cela devient presque inutile : ni mot, ni geste particulier, on sait, tout simplement.

# Posté le lundi 23 mars 2009 20:16

La suiteuh

La suiteuh
A l'époque du lycée, ce genre de comportement était bien sûr très mal vu et combien de fois ai-je entendu « Si tu es malheureuse tu ne pourras pas venir te plaindre. ». Les adolescents pensent avoir tout compris du mystère de l'amour et des relations entre humains. Il suffit de ne pas correspondre à l'idéal qu'ils se sont forgés, ou aux lois morales qu'ils pensent justes, pour être critiqué. Leur prétention est si grande qu'elle les aveugle au point de leur faire oublier que toutes les histoires sont différentes, qu'il n'existe pas une seule et bonne façon de faire les choses. Et surtout que la vie n'est pas toujours aussi simple qu'on aimerait qu'elle soit.
C'est sûrement pour cette raison qu'au lycée j'avais peu d'amis. Les gens étaient tellement prompts à juger que je préférais m'en tenir éloignée plutôt que de me sociabiliser et avoir une étiquette collée sur le front jusqu'à la fin de ma scolarité. Leurs paroles et leur comportement suintaient d'hypocrisie, à mes yeux tout du moins. S'intégrer dans un groupe relevait de la mission impossible. Me lier d'amitié avec une personne à la fois était déjà plus réalisable. C'est à cette époque que je devins amie avec H.

Pendant des années, on croise et recroise dans les couloirs de notre établissement scolaire des gens à qui l'on adresse jamais la parole. Il suffit parfois d'un évènement, d'un hasard, d'une coïncidence infime, pour que les liens se tissent. H. et moi avions une amie en commun, ce qui nous poussa à aller l'une vers l'autre lors de la rentrée des classes. C'était un peu moins l'inconnu qu'avec les autres. Flous. Mes souvenirs de cette époque sont irrémédiablement flous. Il est vrai que je ne me souviens ni de notre première conversation, ni de la première fois que nous avons déjeuné ensemble. Seule la sensation d'avoir trouvé quelqu'un avec qui j'étais en harmonie et qui me comprenait a subsisté. Comme une histoire amoureuse, notre relation devint très forte dès le début, cependant contrairement aux passions qui s'éteignent aussi vite qu'elles se sont allumées, elle durait et ne cessait de se renforcer. Les garçons, je ne savais ni quoi en faire, ni comment vivre avec eux. C'était si étrange soudain d'avoir cette amitié proche par bien des aspects d'une relation de couple, alors que j'avais toujours échoué dans ce domaine. H., bien qu'on eût pu s'attendre à la réaction inverse venant d'une personne vivant pleinement un premier et unique amour, jamais ne me jugea frivole ou idiote. Des froids, il y en eu certainement et on comprendra que je n'ai pas pris la peine de m'en rappeler lorsqu'on sait qu'elle prenait encore la peine de m'écouter me plaindre des mois après une rupture douloureuse, là où d'autres m'auraient répondu d'un air agacé qu'il fallait tourner la page.

# Posté le jeudi 12 mars 2009 19:14